Je me retrouve au fond,
tout au fond.
Plus rien à tomber,
et tout à espérer.
La peur est morte sous le choc.
Le désespoir a fui.
La perspective du vivant remonte.
Tout ce temps à tomber,
tout ce temps à craindre,
cette longue heure,
et ce vertige.
La longue noyade.
La longue mort,
qui tardait tant à venir.
Mais il le fallait.
Tout devait y passer.
Tout devait y tomber,
pour y puiser cette eau.
Dans ce puits profond :
la solitude profonde,
et l’amour profond.