Venant du glacier,
l’eau vive accourt,
traversant les rochers.
La joie remplit la vallée,
jusqu’au sommet des montagnes.
Pour la première fois,
au campement, le calme est complet,
comme un fleuve.
Une biche aux aguets veille,
le long du canyon,
son petit faon à ses côtés ;
et le campeur attentif,
qui les observe près de la source,
peut comprendre le sens de la vie.
Il faut transformer le monde,
une personne à la fois,
avec le désir de faire le bien.
Un cercle d’influence à la fois,
tous bien ancrés dans cette vérité
comme des pierres ensemencées.
Nos souvenances qui s’entrecroisent,
dans nos pensées qui s’évaporent,
et qui retombent dans les hauteurs —
en neige immaculée sur les glaciers.