Dans ton imagination,
je déborde de tous côtés,
je ne tiens pas dans ton carcan.
Les barricades cèdent,
je suis mouvant,
insaisissable.
Tu ne peux plus me retenir.
Si tu cherchais à me piétiner,
tu t’enliserais.
Je suis un souffle vaporeux
qui respire l’air du printemps
après un hiver trop dur.
Je suis fleur qui éclot,
oranger qui se réveille —
dans mon imagination.