Attendre, la nuit,
avec son souffle,
sous les couvertures,
le jour qui se lève.
Sans penser,
sans se soucier,
faire le vide,
dans la nuit,
tout doucement.
Les amertumes du jour,
au lit.
Les inquiétudes du soir,
endormies.
Veiller sur l’oreiller,
sans penser à rien.
Faire le vide, encore une fois,
et basculer dans le rêve.
La nuit, réparatrice.
Le matin, révélateur.
Le jour, porteur.
La vie, quand même tranquille,
avec mes béquilles,
mon quadriporteur,
les enfants, le mariage, le travail.
Malgré les conflits —
à la maison,
au travail,
dans le pays.
Il y en a, des conflits.
À la maison,
au travail,
dans le pays.